
Au bout de 2h49, je termine avec cette course, ca s'est gagné en 1h de moins... je sais où j'en suis (pour le coup, j'en suis 170/230 :-( )!

Cette nouvelle année commence en douceur (mouai…) par un Run & Bike de 12 km. Je voyais ca comme une formalité, un sprint easy. Mais c’était sans compter sur le froid polaire (-6°) et le haut niveau sur le départ. En effet, seules 27 équipes sur 100 n’était pas licenciées en club de triathlon.
Nouvelle année, nouveau partenaire, j’ai invité Benjamin, jeune sportif issu du judo (ma clavicule s’en souviens encore).
Prologue de 800m en course à pied pour rejoindre nos VTTistes, Alex et moi frottons des coudes pour savoir qui finira ce prologue en 1er, du coup ca part vite, très vite (trop ?). Nous arrivons sur l’objectif (Alex m’a pris 2 mètres, je m’en sors bien ;-) ) J’appel Benj, et on est partit. La course se déroule sur une boucle de 3km que nous allons parcourir 4 fois. Le règlement autorise de faire les relais en laissant les VTT au sol, ce qui va accélérer le rythme de la course. Dans le premier tour, je suis à la peine en CAP, le froid me glace les bronches, je ne trouve pas mon souffle et mes jambes sont aussi coupées par le prologue (c’est malin ça). Nos relais sont réguliers, on fait 300 – 400m chacun. Durant le deuxième tour je retrouve le souffle et les jambes, et idem dans le 3ème. Quelques bosses sont là pour casser les pattes, mais j’ai faim et je les avale avec appétit. Benj et moi courrons sur les mêmes allures, avec des relais un peu plus long je pense pour lui en CAP.
Nous commençons le dernier tour en mano à mano avec une équipe, nous sommes sur le même rythme, mais eux commence sans que nous nous en rendions compte à raccourcir leur relais. Ils changent tous les 100 m. J’avais oublié qu’il fallait agir ainsi en fin de R&B, ce qui nous a coûté la fin de course. Ils étaient notre objectifs, nous avons multiplié nos relais trop tard et donc accéléré trop tard aussi. Il nous a mangé 15 m de course pour les reprendre. Ce n’est pas pour la place que nous faisions ça, mais juste pour remplir un objectif non dit. Nous finissons à bloc ce Run & Bike, avec les dents du fond qui baignent comme on dit.
Ma première expérience de compétition par températures aussi négatives, en bon Breton, je préfère l’humidité à ce froid sec. Par contre, courir sur la neige est particulier, et j'ai beaucoup aimé.
Nous signons au scratch une 44ème place sur 87 équipes (à faire 4 tours, donc mixtes et masculines), ce qui vu le niveau, mes kilos en trop et la non condition de reprise me satisfait.
Merci Benj pour cette course, je crois que tu es désormais piqué par l’esprit des folles courses d’équipes. On remet ca ? ;-)
Ma préparation a débuté cet été, gentiment par le trail du bout du Monde à Brest, 39 km 1500mD+, ma plus grande distance. Je veux me tester, faire un point zéro. Je fini cette course à mi-peloton, mais bourré de crampes sur les 4 derniers km. Y a du boulot!
Cette été, la consigne était de profiter des vacances en corse pour bouffer du D+ car ce n’est pas Montmartre qui va tout faire!
Sorties longues en VTT (40 à 70km), en roller (25km), trails courts (20km), et piscine, voila ce que j'ai bouffé pendant 2 mois, a raison de 3 sorties par semaine, car ma philosophie est d'aller s'entrainer au plaisir, et pas en quantité.
Après une semaine allégée en entrainement (1 sortie vélo pour rouler gentiment avec Alex), on part sur la route de Nant, en passant par Grenoble chercher Ben (je vous passe l'épisode des frères berthaume et de la maredsoud 10°)
Financièrement on avait pris le parti de camper sur place, Ben m'avait dit tu vas voir, on sera pas seuls, ca va être woostock. Mouais, en fait il n'y avait que nos 2 tentes sur le parking...et les gens qui avaient pitié pour nous en se rendant dans leur gite...
05h10, nous sommes à la voiture en train de se changer. MERDE, on est à la bourre. On court à fond jusqu'à la ligne de départ, la foule nous encourage (nous dit déjà que nous sommes les derniers :-( ).
Et voila, 16 mois après ma première course à pied (trail), me voila sur la ligne de départ de la Mecque du trail français, de mon premier Ultra, avec mes potes, trop bon.
La stratégie est simple, arriver au bout en bon état, et tous les 3.
Le départ se fait "tout calme" sur les conseils d'Alex, et surtout parce qu'il y a énormément de concurrents. On est noyé dans la masse, les gens s'appellent dans le noir, on grimpe les lacets de route tranquillement. Pour le moment, on rigole entre nous en étant concentrés sur le sol car de nuit, les pièges à chevilles sont partout. Quelques coup de cul ici et là dans cette première partie, mais rien de cassant. Jusqu'au levé du jour on avance calmement, on profite à fond de la beauté du levé de soleil derrière les montagnes... A trop géré on en oubli l'heure et on se réveil en accélérant pour arriver dans les temps à la première barrière horaire, avec 20min d'avance. Nous avons juste à recharger les camels mais là on perd Alex. On le cherche, l'appelle mais pas d'Alex. On avance jusqu'à la sortie du village en pensant le voir, téléphonons à nos femmes en même temps, mais toujours pas. On espère qu'il est devant, et qu'on le récupérera au prochain ravito.
Dans cette deuxième section, la pente se durcie et les bâtons sont de rigueur. En bon breton, je n'en ai jamais utilisé, et espère qu'ils vont m'aider plus que me déranger. Bizarrement on apprend vite face à la pente... A force de grimper on voit des paysages superbes, j'en prends plein les yeux. Le passage avec la vallée recouverte par les nuages…waw!
On avance bien avec les bâtons, on double pas mal de concurrents, mais notre envie de profiter les l'endroit, en prenant des photos, nous fait faire tout le temps du temps et des places. En fait, on aura doublé tout le temps les mêmes personnes pendant la course, eux étaient réguliers... Il faut que nous passions au St Guiral dans les temps, car il s'agit de la 2ème barrière. Ca passe, on appelle nos chéries pour les prévenir et les rassurer.
Ben annonce une bonne descente jusqu'au premier gros ravito. On y va, le sourire aux lèvres, tout va bien jusque là. En arrivant dans ce petit village, nous sommes acclamés, encouragés, appelés par nos prénoms, ca fait du bien!!! On s'attend a voir Alex au ravito, on le cherche avant de s'alimenter... pas d'Alex, merde... On recharge en eau et allons se restaurer en saucissons embarqués dans le sac, à la sortie du village. Après avoir (encore) appelé mesdames, nous nous rendons compte que nous n'avons pas passé ire, elle est 10m derrière nous, on ne l'avait pas vu pendant qu'on se gargarisait de l'avoir passé. Ca nous fait repartir au taquet, chauds. On reprend officiellement la barrière, sortons les bâtons, et on attaque, dré dans le pentu. J'ai bien la forme à ce moment, j'ai envie de donner, et comme Ben me suis à l'aise, on y va. On double énormément de gens dans cette longue ascension, jusqu'au plateau. Une belle descente s'enchaine directement, avec un lit de feuilles mortes qui cachent les pières, attention à rester concentrés. Je me souviens que cette descente n'était pas raide, mais qu'elle nous a fatigué les quads sur la fin, l'usure des chocs nous faisait rêver à une montée.
Cool, la voila. Encore une fois, on avale le faut plat montant, on double (et se faisons redoublé a cause de notre envie de souvenirs ;-) ). Les langues sont sorties, on double pas mal de gens à la peine, certains assis sur le côté...les kilomètres se font sentir). Le final de cette partie se fait assez rapidement aussi, car nous avons peu de temps pour rallier le ravito, et l'autre barrière horaire. Nous voila arriver sur le chemin, avec les encouragements partout sur les côtés, je kiffe! ;-)
On entre dans le ravito, cette fois on nous badge à l'entrée, comme ca on se fera pas avoir 2 fois. On croit voir Alex, mais non, c'est un mec sapé comme nous. Bon, on ne le verra qu'à la fin maintenant. Même stratégie, on recharge en eau et allons nous isoler à la sortie du bled pour manger le jambon, ...20min encore de pause je crois. Petit coup de fil, petit pipi, et c'est reparti. Doucement, on commence à sentir les kilomètres là.
La partie la plus animée de notre course arrive, nous n'avons plus qu'une barrière à passer pour avoir le droit d'aller jusqu'à Nant. Et comme d'habitude, on repart du ravito à l'heure de la barrière (pour pimenter inconsciemment?). On commence par du « plat », pour attaquer rapidement une descente en single sur le flanc de montagne. Nous sommes pris dans un bouchon, impossible d’avancer sans prendre de risque, du coup on attend. Un mec devant n’arrive pas à descendre et comme on peu pas doubler, tout le monde attend. Je commence à pester de l’intérieur, Ben aussi a envie d’attaquer, mais calmement lui (pfff toujours posé ce type !). A un moment, une concurrente a le malheur de nous dire en blaguant « tout schuss », et direct Ben et moi prenons son option, on coupe comme des porcs. Mais on est toujours derrière le ralentisseur. Du coup là c’est Ben qui coupe (l’orienteur est ressorti) et nous relance. Bon, boulet passé (je plaisante) on peu ré-attaquer, mais là, c’est de l’ascension, en single, que des marches naturelles. Et là c’est l’hécatombe, le nombre de personnes sur les côté est impressionnant. La claque ! Nous on continu de pester (surtout moi) car les concurrents devant ne vont pas au même rythme que nous (ca nous apprendra a s’arrêter faire des photos) et on voit la pendule tourner. Ça va être chaud encore. Je vois ma course qui commence à m’échapper, et pas sur le physique comme je pensais… C’est dur.
Le sommet est là, le plateau puis la descente avant la dernière barrière. On prend le parti de se mettre la mort, aller à fond, reprendre le temps de perdu. Alors là c’est n’importe quoi, on double tout le temps, plus ou moins proprement (sans gêner les coureurs qd même). On trace, c’est trop bon, c’est grisant. La descente arrive, les ralentissements aussi, Ben ne ralenti pas, il continu comme un porc, j’adore et je le suis. On délire comme des gosses, à la limite de la faute tout le temps. Après 2 ou 3 frayeurs, 4 ou 5 bip bip biiip (Luc Alphand si tu nous regardes) on arrive en bas. Et là, l’émotion est déjà là, 8km en avance, mais quand même…
Encore une fois, on passe la barrière horaire sous les encouragements toujours aussi forts des supporters.
A ce moment là, on le sait…on sera finishers des Templiers. Alors là, on remercie les organisateurs, les bénévoles, les cailloux, l’air, …on est contents quoi !
On se pose sur une souche en sortie de ravito (ça nous porte chance jusque là), et finissons les boites de saucisson. On ne s’attarde pas trop, le temps se rafraichi, le soleil se cache. On change de maillot, met une épaisseur et on repart. Le départ est difficile, on est euphoriques, on croit que c’est fini… Mais non !
Re-single, re-montée en sous-bois, re-superbes paysages. Les organisateurs ne nous ont pas épargné sur la fin, on regrette presque de les avoir remerciés au ravito.
On papote beaucoup avec Ben, on se fait encore doubler, par des gens qui n’en peuvent plus soit disant, mais qui nous passaient aisément. Nous peinards, on refait le monde, prenons des résolutions, le tout en trottinant, en marchant. On arrive au bout du Roc Nantais. Les pompiers nos disent d’être prudent dans la descente, on met les frontales et on attaque. La descente se fait de nuit, il y a une superbe ambiance. Des accents de partout en France, c’est sympa. On retrouve les embouteillages, car c’est assez engagé à certains endroits (partout en fait). De plus en plus de gens sur les côtés, la lumière et la musique du village arrivent à nous, …brrr, ca monte en moi. On est en bas, ça y est. Le rythme du petit groupe s’accélère, on est tous excités. On passe le petit pont et là j’entends « allez les gars !». Terrible, Alex, il est là, et en forme. On va pouvoir passer la ligne ensemble, même si Môssieur s’est permis de nous mettre 2h. Dernier tour d’honneur sous les encouragements, et c’est bras dessus bras dessous que nous franchissons LA ligne des Templiers.
Alex, tu as été avec nous pendant toute la course, on ta cherché, on a pensé à toi en mettant le turbo,…
Merci Ben de m’avoir accompagné dans ma première aventure ultra (tout comme la CO). Tout seul je n’aurais pas tenu moralement tout le temps… et aurais-je fini ? ça…
Alors les mecs ? On remet ça ? à 4 Guillaume ?


